Justice

La Roche-sur-Yon : l’argent de la cocaïne qu’il vendait servait à gâter sa fille

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Un yonnais de 38 ans a été condamné à 1 an de prison ferme et 3 000 € d’amende pour trafic de stupéfiants. L’argent qu’il gagnait servait à gâter sa fille. 

Jugé en comparution immédiate, mercredi 24 juin, l’homme qui se tient devant le tribunal ne fait pas le fier : « Me retrouver là, c’était inimaginable pour moi. J’ai honte.« 

Âgé de 38 ans, le yonnais dispose d’un train de vie stable, le même logement et le même travail depuis quatorze ans. Il est le père d’une petite fille de 8 ans et n’a jamais eu affaire à la justice. Et pourtant, il risque une peine de dix ans d’emprisonnement pour avoir « acquis, détenu, consommé, transporté et cédé du cannabis et de la cocaïne, entre le 1er septembre 2018 et le 23 juin 2020« . Lors d’une perquisition dans son domicile, 209 grammes de cocaïne, 94 grammes d’herbe, 89 grammes de résine de cannabis et 1 360 € en espèces ont été trouvés par les enquêteurs.

Il voulait gâter sa fille

Si le prévenu déclare qu’il était dépendant de la résine de cannabis, ce n’était pas le cas pour la cocaïne « c’était pour faire un peu d’argent, payer quelques sorties et gâter ma fille » explique-t-il. Les larmes aux yeux, il déclare être tombé dans « un cercle vicieux » après une séparation. « Ça laisse interrogatif« , souligne la présidente du tribunal, qui parle d’un « trafic installé et nocif« .

Pour Emmanuelle Lepissier, procureure de la République, il s’agit d’un « profil inhabituel » mais elle dénonce « un vrai but lucratif dans une activité d’autoentrepreneur en trafic de stupéfiants« . Elle reproche également au prévenu de n’avoir pas même l’excuse d’être « toxicomane » mais de trafiquer de la cocaïne pour « financer des voyages à Valence ou à Paris« . La procureure réclame un emprisonnement d’un an ferme avec mandat de dépôt. Le prévenu a fondu en larmes lors de la déclaration et son avocat a bondi pour sa défense « Il ne faut surtout pas le mettre en prison […] il n’est pas ancré dans la délinquance, si c’était le cas il ne se lèverait pas tous les matins pour aller travailler. Sa place n’est pas en prison, elle est aux côtés de sa fille et de son employeur. »

Après la délibération, l’homme a été condamné à 1 an de prison ferme, donc aménageable, ainsi qu’à 3 000 € d’amende. Les scellés ont été confisqués et aucun mandat de dépôt n’a été prononcé.

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