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Vendée Globe : Thomas Ruyant victime d’une grosse avarie sur son foil bâbord

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Thomas Ruyant à bord de son LinkedOut le 24 novembre, avant son avarie. Crédit : Thomas Ruyant / LinkedOut

La fin du tour du monde ne va pas se passer comme prévu pour Thomas Ruyant, skippeur de LinkedOut. Victime d’une grosse avarie sur son foil bâbord, ce dernier va devoir se passer de cet appendice très important.

Thomas Ruyant, le skippeur de LinkedOut, a subi cette nuit une avarie importante sur son foil bâbord, qui l’a obligé à s’arrêter momentanément. Il était environ 3 heures du matin cette nuit quand Thomas Ruyant, alors qu’il se reposait à l’intérieur de son LinkedOut, a été alerté par un grand bruit à l’extérieur du bateau. Sans avoir ressenti le moindre choc, Thomas s’est cependant précipité à l’extérieur. A l’aide de sa lampe frontale, il a immédiatement constaté d’importantes fissures sur le « shaft » de son foil bâbord*. Thomas, alors 2ème de la course, a immédiatement arrêté le bateau et s’est mis au vent arrière pour inspecter les dégâts. « J’étais à environ 120° du vent, je marchais à 20 nœuds quand j’ai entendu ce grand bruit » raconte Thomas. « Je n’ai pas vraiment d’explication. J’ai rentré le foil à fond afin qu’il ne traîne pas dans l’eau. Avec le jour, j’ai pu inspecter le foil et son puits de fond en comble, en relation avec mon équipe et les architectes à terre. Il n’y a pas de voie d’eau et le puits de foil est sain. Mais le foil est vraiment fissuré à de nombreux endroits. La structure même du foil est touché. J’attends l’analyse des architectes pour savoir s’il me faut le couper.« 

Un fin de course sans appendice important

La déception est immense, mais le skipper de LinkedOut ne baisse pas les bras et, bien que sous le choc, parvient à positiver ! « Je suis deuxième du Vendée Globe. J’ai accumulé depuis dimanche les petits soucis, que je parvenais à gérer, mais qui sont couronnés ce matin par une avarie. Je continue naturellement la course, handicapé, avec une seule aile, mais je me réconforte en me disant qu’il me reste mon foil tribord, qui est peut-être statistiquement le plus important pour un tour du monde. La route est longue. Je continue, je m’accroche ! » Mais la course risque d’être plus compliqué sans cet important appendice.

*Le foil est constitué de deux parties, un « shaft » et un « tip ». C’est le tip qui permet au voilier de sortir de l’eau grâce à la force de portance.

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