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Vendée Globe : Pour quelles raisons Jérémie Beyou rentre-t-il aux Sables d’Olonne ?

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© Copyright Gauthier Lebec / Charal

Après trois jours de course, le skippeur du Charal sailling team, Jérémie Beyou, doit faire demi-tour pour rentrer aux Sables d’Olonne. Mais pour quelles raisons ?

Ce mercredi matin, Jérémie Beyou, le skippeur de la Charal Sailling team a décidé de faire demi-tour et de rentrer aux Sables d’Olonne après avoir atteint le large du Portugal. En cause, de nombreuses avaries qui freinent sa progression vers le sud. « Ça a commencé mardi vers 14h quand une poulie de renvoi d’écoute s’est arrachée, ce qui a mis un peu de carbone partout dans le cockpit. Il a fallu que Jérémie fasse une petite réparation, il est rentré dans le bateau pour préparer tout ça, et alors qu’il était à l’intérieur, il a tapé quelque chose. Dans le mouvement, le bateau a empanné, il s’est retrouvé sur l’autre bord, il s’est alors rendu compte que le safran tribord était un peu endommagé. Il a décidé d’attendre le passage du front dans la nuit pour commencer les réparations sur le safran, il a viré de bord ce matin en attendant le lever du jour pour pouvoir attaquer cette réparation, mais au bout de quelques heures, la bastaque tribord (câble qui soutient le mât par l’arrière) a cassé, très certainement, parce que le renvoi d’écoute, qui avait lui-même cassé, est tout à côté de la bastaque, les éclats de carbone ont dû la cisailler. » explique le Directeur technique du Charal Sailing Team, Pierre-François Dargnies.

Après avoir échangé avec son équipe technique, Jérémie Beyou a donc pris la décision mercredi matin de rentrer aux Sables d’Olonne pour réparer au plus vite. « Avec un point de renvoi d’écoute arraché, un safran amoché, sachant qu’il est possible que le foil ait aussi tapé, et une bastaque cassée, ça faisait beaucoup pour un troisième jour de course », ajoute Pierre-François Dargnies qui a aussitôt organisé la logistique nécessaire à l’accueil de l’IMOCA Charal, attendu aux Sables d’Olonne vendredi en fin de journée. « Ça va dépendre forcément de sa vitesse, parce que tant qu’il est en bâbord amure, comme c’est le cas actuellement, il peut avancer à vitesse à peu près normale, mais en tribord, comme il n’a pas de bastaque, il va devoir naviguer tout doucement. L’avantage, c’est que ce n’est a priori que du portant. Pour ce qui est des réparations, nous avons un safran de rechange, donc ce n’est pas un souci, et pour le reste, tout dépendra de l’étendue exacte des dégâts, nous allons évidemment tout faire pour réparer le bateau dans les meilleurs délais et permettre à notre skipper de repartir. » Ce qui est possible jusqu’à la fermeture officielle de la ligne le mercredi 18 novembre à 13h02.

Ce retour prématuré est forcément une déception pour Jérémie et le Charal Sailing Team, favori de la compétition. Mais le mot d’ordre est de « ne rien lâcher », pour reprendre une des formules préférées du skipper, et de se lancer dès que possible dans une nouvelle course qui peut aussi réserver son lot de bonnes surprises…

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