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Les maires en colère après les promesses d’Orange

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DR – Les maires en colère après les promesses d’Orange

Les Agglomérations des Sables d’Olonne et de La Roche-sur-Yon font l’objet
depuis 2014 d’une convention dans laquelle Orange s’engageait à déployer la
Fibre Optique pour 100 % des administrés à fin 2020. En 2022, à peine 70 %
des adresses sont raccordables. Depuis le début du projet, les collectivités alertent sur les manquements d’Orange.

Dans une conférence de presse qui s’est tenu le mardi 18 janvier au matin aux Sables d’Olonnes, Luc Bouard, maire de La Roche-sur-Yon et président de l’Agglomération, et Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne et président de l’Agglomération, ont exprimé leur mécontentement face aux manquements d’Orange. Déjà fin 2018, le retard enregistré par l’entreprise sur l’Agglo des Sables d’Olonne s’élevait à plus de 7 500 raccordements. Seuls 9 817 foyers étaient raccordables au lieu des 17 500 prévus.

À cette époque l’ARCEP a pourtant choisi de conforter le monopole d’Orange en
stoppant les initiatives proposées par SFR aux Sables d’Olonne et en reportant
la couverture totale des deux agglomérations de fin 2020 à fin 2022.


Une faveur accordée alors même qu’Orange refusait d’actualiser le nombre
d’adresses raccordables en tenant compte de l’évolution urbanistique.
Il existe aujourd’hui une différence de 10 000 adresses entre les
chiffres d’Orange et la réalité aux Sables d’Olonne, et de 13 500 adresses sur
la Roche-sur-Yon Agglomération.

Aux Sables d’Olonne, au 4 novembre 2021, seuls 33 477 étaient raccordables sur
les 48 591 que compte l’Agglomération, soit un taux de couverture de moins
de 70 %. Sur la Roche-sur-Yon Agglomération, 41 670 logements étaient
raccordables sur les 59 403 logements existants, soit un peu plus de 70%. Plus grave, les zones d’activités et les quartiers identifiés comme prioritaires dès 2014 ne sont toujours pas raccordables.

Yannick Moreau souligne sur la frustration engendrée par cette situation en expliquant que « l’engagement contractuel lie Orange à l’Etat, et non à nos collectivités. Nous ne pouvons donc ni contraindre, ni sanctionner l’entreprise » et ajoute que « c’est nous les élus qui devons répondre à la colère légitime des habitants qui subissent les mensonges d’Orange ».

Face à ce désastre, Yannick Moreau et Luc Bouard demandent à l’État de mettre
fin au contrat avec Orange. Les deux agglomérations souhaitent quitter la zone AMII pour rejoindre l’initiative « Vendée Numérique », dans l’intérêt des habitants, pilotée par le Département, beaucoup plus efficace et digne de confiance.

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