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Société

Vendée : Sous le seuil de la pauvreté, les AESH manifestent pour revaloriser leur métier.

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Les AESH se retrouvent à s’occuper de six élèves au lieu de deux.

Le jeudi 3 juin dernier, les AESH de Vendée ont manifesté à la Roche-sur-Yon, place Napoléon. Sans réel statut professionnel, elles demandent une augmentation de leur salaire, l’arrêt ou la révision des PIAL ainsi que la création d’un réel statut professionnel pour leur métier.

Le jeudi 3 juin était défini comme jour de la grève nationale des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le collectif Vendéen AESH 85 a donc répondu à cet appel en se réunissant sur la place Napoléon, à la Roche-sur-Yon. C’est donc une trentaine de femmes qui étaient à la Roche du Yon du fait que les AESH sont un effectif quasiment entièrement féminin. Déguisées en fantôme, elles revendiquent une certaine inexistence du statut de leur métier, ce qui qu’elles se sentent invisible aux yeux de l’Etat. Leur revendication principale est donc la création d’un statut de fonctionnaire pour leur métier.

Des conditions complexes pour un métier mal payé

Cette absence de statut de fonctionnaire dérègle leurs conditions de travail mais aussi leur salaire. Les AESH ont trois employeurs : L’Académie de Nantes, le lycée Douanier Rousseau de Laval et le lycée Le Man Sud. En plus d’avoir plusieurs patrons, elles ne peuvent travailler que 24h maximum par semaine, le temps qu’un élève passe au lycée au cours d’une semaine. Elles gagnent donc 800 euros par semaine maximum mais la plupart des AESH travaillent à temps partiel ce qui baisse leur salaire à 600 euros par semaine. La gestion des absences est aussi complexe. Si elles doivent s’absenter pour une heure dans la journée, c’est une journée de salaire qui s’envole. Ce jeudi 3 juin, elles manifestaient seulement une demi-journée mais ne verront pas la trace de cette journée de salaire sur leur fiche de paye à la fin du mois. « Ce matin, on travaillait. Même si on manifeste, on est professionnelless, on est là pour les enfants » expliquaient-elle au micro du Journal du Pays Yonnais. Enfin, certaines d’entre elles travaillent sans avoir passé la formation de 60 heures nécessaires pour exercer le métier.

Des revendications importantes

Les AESH demandent alors la création d’un statut de fonctionnaire avec un salaire fixe de 1700 euros par mois pour 35 heures de travail. Vivant sous le seuil de pauvreté situé à 885 euros par mois, cette revendication est urgente pour elles. Elles demandent aussi la création d’une formation continue pour pouvoir exercer. Elles demandent aussi à supprimer la PIAL, un nouveau système datant de la rentrée 2020, qui rattache les AESH aux établissements au lieu des élèves. Elles se retrouvent à suivre près de 6 élèves, empêchant un suivi de qualité. Les élèves ont parfois plusieurs AESH ce qui n’est pas bon pour eux. Pour les AESH, les PIAL sont autant néfastes pour les élèves que pour elles.

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