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Culture

Salle comble pour « Les Herbiers pendant la 2e Guerre Mondiale »

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Salle comble à la Tour des arts pour la conférence de Philippe Ricot.

Les 144 places de la Tour des arts ont vite été occupées ce jeudi 19 septembre à l’occasion de la conférence de Philippe Ricot sur « les Herbiers pendant la Seconde Guerre Mondiale », tirée du livre éponyme paru au printemps dernier. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cette période charnière de l’histoire en se focalisant sur le quotidien des Herbretais.

Les conférences de la saison culturelle sont toujours des moments privilégiés, attendus par les Herbretais.

Ce jeudi 19 septembre, le rendez-vous proposé par la Ville des Herbiers a attiré la foule, séduite par une thématique forte, la Seconde Guerre Mondiale, et un lieu forcément porteur, Les Herbiers. Pas un siège de libre dans l’auditorium William Christie au début de la conférence.

En effet, le rendez-vous était l’occasion de se pencher sur l’événement du XXe siècle et la façon dont les habitants des Herbiers l’avaient vécu durant l’occupation entre 1940 et 1944.

C’est Philippe Ricot, originaire des Herbiers, qui s’est penché sur la question. Un auteur qui connaît bien l’Histoire locale pour avoir déjà publié « le chevalier du Landreau » et « Les Herbiers sous la Révolution ».

En « chercheur », Philippe Ricot a pu étayer son livre, et donc sa conférence, sur de nombreux témoignages (dès 2006 !) qui « recroisés donne une image assez précise de l’événement comme ce convoi de réfugiés mitraillé peu avant l’arrivée des Allemands ».

Les archives, notamment diocésaines, ont aussi été une source importante pour Philippe Ricot qui a pu s’appuyer sur un trésor photographique de 50 clichés pour agrémenter ses propos à la Tour des arts.

« Le changement a été brutal avec un moral des habitants au plus bas, un couvre-feu instauré, le drapeau allemande déployé… mais une vie quotidienne s’installe et les Herbretais mangent à leur fin par rapport aux grandes villes. Les Allemands cherchent à se faire bien voir, participent aux fêtes locales. Il n’y a pas de violences apparentes », détaille l’auteur qui rappelle que « la population locale est restée maréchaliste car il y avait un grand respect pour ce que représentait Pétain à l’époque. Mais s’ils ne sont pas résistants, les Herbretais ne sont pas pour autant dans la collaboration ».

A la Martinière, deux parachutistes venus de Londres sont hébergés quelques jours. On a craint aussi pour Ernest Coutant longuement interrogé par le service de renseignement allemand. Au Petit-Bourg, le jeune René Bourasseau, 16 ans, sera arrêté pour avoir malencontreusement craché sur ses bottes au passage d’une troupe allemande. C’est Madame Boudaud, une Alsacienne parlant Allemand, qui arrangera les choses.

« Ce sera plus tragique pour 3 familles juives arrêtées lors d’une rafle le 31 janvier 1944. Seule une jeune fille Y.B. sera sauvée, cachée rue Basse des Halles », précise Philippe Ricot.

« La libération ? Il n’ y a pas eu de purge aux Herbiers mais seulement quelques gens molestés. Les Allemands sont partis le 22 août mais les habitants sont restés prudents avant de célébrer l’événement de peur qu’une troupe allemande passe aux Herbiers. A Ardelay, on a quand même dansé pendant 2 jours ».

Au bout d’une heure d’anecdotes, le public a pu poser quelques questions, apportant pour certains leur contribution à ce devoir de mémoire.

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